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Le 1er Festival des 4 Vents nous a comblés, au-delà même de nos espérances. 

Une tribu est venue à nous. Ce furent  des retrouvailles.

Par ces festivités nous avons renoué avec le sens profond de la célébration telle qu’elle fut établie autrefois aux temps païens, en écho aux mémoires tapies au creux des racines des arbres de la vieille forêt qui a couvé notre évènement.

De ces rencontres a jailli une effervescence de joie, de lumière et de partage. Une ardeur diffuse a gagné les cœurs, et il semble bien que chaque moment de ces 50 heures pleines, riches et savoureuses ait été marqué d’un sceau un peu magique, dans la grâce d’un week-end de printemps fluide et régénérant.

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Ce fut réellement une belle co-création. Tous ensembles, en résonnance avec un même idéal de partage, de liberté et d’intensité nous avons saisi l’opportunité de créer notre petite oasis dans l’audace de nos élans les plus spontanés. Nous avons construit, ensemble, un espace de créativité fluide et original, loin des sentiers battus, en écho aux dieux silencieux qui nous ont couvés de leurs regards bienveillants pendant ces 3 jours.

 

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Le lieu se prête aussi à tous les miracles. 110 hectares de forêt, de clairières, de prés, de falaises et de collines dont l’appel est irrésistible.

falaises

Chaque moment a été précieux, inimitable. Au fur et à mesure que nous nous découvrions les uns les autres une joie palpable s’installait d’heure en heure, depuis la cérémonie d’ouverture jusqu’à la cérémonie de clôture.

Tambours, danses, chants ont rythmé les célébrations de notre tribu en toutes occasions.

L’autel, au cœur de la forêt, a donné le ton dans les fumigations de sauge et d’herbe à foin. Une abondance d’énergies subtiles s’est déversée sur nous, caresses d’esprits invisibles dansant dans l’éther tout autour de nous. C’est une sensation puissante et en même temps une joie immense de sentir que tout un peuple invisible est avec nous, nous soutient et nous encourage. Nous tissons des liens lumineux et lançons un appel silencieux qui résonne dans nos cœurs…Passerelle ardente entre règne humain et règne de la nature, notre communion scelle des accords subtils dans la chaleur d’un feu secret et murmurant…

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Les 3 huttes de sudation se sont déroulées dans le calme du couchant, baignées par la lueur du feu crépitant à la lueur des étoiles. Le gardien du feu, vigilant, vit se succéder trois groupes plongeant tour à tour dans l’obscurité moite et accueillante pour une plongée au cœur de soi-même, dans la confiance et l’abandon, passage fertile vers un bien-être régénérant.

Le lendemain, après le cercle de tambour, la descente à la rivière fut un ravissement. Sertie au creux de grandes falaises avec des rochers vertigineux, la rivière serpentait dans un écrin de verdure pour un office inattendu.

 

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Spontanément, comme si elle nous avait appelés, nous allons vers elle pour nous faire arroser solennellement le front dans un baptême totalement improvisé. Ce cérémonial imprévu finit par évoquer des scènes de liesse populaire comme on peut en voir en Inde dans le Gange, nous chantons des mantras tout en célébrant la rivière, l’eau, la joie et l’effervescence de cette communion vivante, nous succédant sur le rocher d’où s’écoule la cascade moussue de l’Aiguebrun. Certains sont nus, d’autres plus habillés, mais tous célèbrent cet instant présent d’un cœur d’enfant, dans la conscience de vivre un moment rare et inoubliable aux accents presque bibliques !

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Puis vint le temps du repos et de la contemplation, avant le voyage chamanique et la montée dans les falaises. La nuit tombée, nous descendons dans la forêt pour une marche de nuit vibrante qui nous mène à la veillée auprès du feu.

 

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Danses rythmées et habitées par les animaux-totems contactés pendant le voyage chamanique, ivresse du corps envoûté par le tambour et la force du brasier, joie de notre multitude dansante et chantante dans un triomphe sauvage et libérateur, la nuit couve notre creuset humain d’une douce transcendance cathartique comme le firent avant nous tant de peuples, tant de tribus, tant de feux sous les étoiles…

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Le « Haka » du dimanche matin nous a aussi saisis de sa force, les falaises nous répondant en écho dans un élan de puissance exaltant la cohérence de nos efforts communs…Merveilleuse synergie où la puissance physique ouvre des vortex de paix spirituelle perceptibles immédiatement !

 

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La cérémonie de clôture fut l’occasion d’un immense bain de douceur, de communion, d’élans sincères et joyeux nous rassemblant sur tous les plans…

Ce 1er Festival des 4 vents, qui a rassemblé près de 50 personnes tout au long de son déroulement, a marqué nos esprits. Un vent si favorable a soufflé, aux 4 directions de notre cœur et de notre conscience. C’est un peu grisant, totalement régénérant et très encourageant car il nous a semblé, de manière flagrante, que le rendez-vous avec la nature a attiré des présences invisibles particulièrement significatives.

 

Sur le plan de l’organisation tout s’est harmonieusement articulé, avec souplesse, l’essentiel étant d’être à l’écoute des meilleures opportunités pour le bien de notre petite tribu…

Nous nous sommes donné mutuellement le meilleur de nous-mêmes pour une célébration pleine de sens dans la simplicité, l’accueil, la bienveillance. Comme un hommage rendu aux forces unissant la terre-mère et le ciel avec notre belle humanité alignée sur sa mission véritable qui consiste, malgré le chaos de notre époque actuelle, à honorer la vie et le bonheur d’être ensembles, en harmonie avec toute la création.

Rendez-vous…L’année prochaine ?